Historique des Jardins Familiaux

" Jardin ouvrier "… " Jardin familial "

 

abbe-lemire.jpgLe terme " jardin ouvrier " fut inventé par l'abbé Lemire.

 

Au début, les jardins étaient en effet destinés à la population ouvrière. Au fil des ans, la nouvelle composition sociale des locataires (les ouvriers étaient encore présents certes, mais d'autres catégories socio-professionnelles étaient également représentées) fut à l'origine d'une nouvelle appellation : les "Jardins familiaux ".

Cette appellation est celle qui fut officiellement adoptée le 26.07.1952 dans la loi destinée à codifier les normes relatives aux jardin familiaux. Cette même loi prévoyait également l'exonération de l'impôt foncier.

 

Du XIX ème siècle aux années 80

Les jardins ouvriers naquirent avec la Révolution industrielle : apparition au XIXe siècle dans le tissu industriel du Nord de l'Europe. Avec l'accroissement rapide de la classe ouvrière, le jardin est un remède à la misère du peuple. Appelé " champ des pauvres " ou " clos des pauvres ", il apporte aux ouvriers un complément de ressources, ainsi qu'un loisir sain et est un élément de structuration de la famille.

En Angleterre, vers 1819, apparaissent les premiers "champs des pauvres". Un peu plus tard, vers 1830, naissent à Kiel (Allemagne) les "jardins des pauvres".

 

En France, il faudra attendre 1850 pour voir les premières tentatives dans les Ardennes. La Confédération de Saint-Vincent de Paul alloue des jardins aux plus déshérités.

En 1870, à Beauvais, apparaissent les bureaux de bienfaisance. En 1893, à Sedan, apparaissent les premiers jardins à l'initiative de "l'œuvre de Reconstruction de la Famille"

 

Avec la création en 1896 de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, les jardins ouvriers connaissent un véritable essor. La popularité de la Ligue atteindra son apogée lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Les jardins seront un remède efficace à la pénurie alimentaire.

Mais d'autres types de jardins verront également le jour : jardins militaires, jardins d'hôpitaux, jardins pour réfugiés, jardins scolaires, jardins de patronage, jardins pour anciens combattants…

 

La crise économique des années 30 favorise la création de nouveaux jardins.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), les jardins ouvriers connaissent un nouveau bond en avant. A noter qu'ils serviront également à étayer l'idéologie pétainiste, comme en témoignent les actualités cinématographiques de l'époque, qui vantent les mérites des jardins du Maréchal, travail, famille, mérite… Après-guerre, le retour à la vie normale et les besoins alimentaires étant comblés, les jardins connaissent une certaine désaffection. L'urbanisation galopante des années 60 marquera leur déclin. Le regain d'intérêt ne reviendra que dans les années 80.

 

L'abbé Lemire, le créateur des jardins ouvriers

Né le 23 avril 1853 à Vieux-Berquin, Jules Auguste LEMIRE, ordonné prêtre en 1872, est élu député de Hazebrouck en 1893 et sera réélu jusqu'en 1928 (année de sa mort à Hazebrouck).

 

Il fut décoré de la Légion d'honneur.

 

Son œuvre est essentiellement sociale et familiale. Parmi les grandes réformes dont il est l'instigateur, on peut citer, notamment :

- le repos hebdomadaire du dimanche,

- la réglementation du travail (semaine de 60 heures),

- la journée de 11 heures,

- la réglementation du travail de nuit et du travail des femmes et des enfants,

- les allocations pour les familles d'au moins trois enfants.

 

Fondateur en 1896 de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, il invente le terme Jardin ouvrier et crée le système des jardins que nous connaissons aujourd'hui. Fervent défenseur de la famille, il milite pour l'épanouissement de la classe ouvrière : " La terre est le moyen, la famille est le but ".

 

Extrait du site : http://perso.orange.fr/jardinsfamiliaux/histoire.htm

Fédération Nationale des jardins familiaux anciennement Ligue Française du Coin de Terre et du Foyer


 

 

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